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  • : Le blog de la liste d'union de sensibilités écologistes et de gauche à Bonneville
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Bonneville Solidaire Citoyenne

Osons une alternative de gauche, démocratique et durable
22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 21:45

 

Le premier point important concernait l’affaire « Paris Savoie » :

M. Saddier a dénoncé le comportement des entreprises et le manque de discernement du conseil municipal de l’époque dirigé par M Meylan (et auquel participaient plusieurs membres de l’actuelle majorité !) qui aura abouti, après une procédure débutée en 1989, à la condamnation de la commune. Celle ci devra payer un total  d’environ 2 millions d’euros.

Notons que l’opposition de l’époque avait déjà dénoncé les cadeaux faramineux faits aux entreprises, pour en fin de compte peu de garanties pour la commune.

Une délibération demandait l’inscription de 650.000 euros au budget de la commune pour 2010.

L’opposition s’est abstenue sur cette délibération.

Deux délibérations portaient sur des dénominations de voies :

-pour l’une le nom proposé était François Curt (Musicien qui a beaucoup œuvré pour les harmonies dans la vallée) . Nous avons approuvé ce choix,tout en souhaitant qu’on donne aussi, à l’avenir des noms de femmes à nos rues.

-pour l’autre, le nom proposé était « avenue des Combattants d’Afrique du nord « .

Nous avons voté contre, indiquant que nous aurions préféré voir honorée la mémoire d’Amédé Guy, député qui a eu le courage en 1940 de refuser les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et qui dut en subir les conséquences. Amédé Guy repose au cimetière de Bonneville.

Il est à noter à propos de cette délibération le peu de cas que fait M.Saddier des votes du conseil municipal : un dépliant, distribué avant le conseil appelait déjà à l’inauguration de « l’avenue  des Combattants d’Afrique du nord » !

Une délibération portait sur une aide au ravalement du 208 place de l’Hôtel de ville.

A ce propos,

Mme Adou a lu la déclaration suivante :

« Nous approuvons et nous trouvons bonne la volonté de la municipalité de Bonneville à développer des aides sous forme de subvention aux propriétaires qui font le ravalement de la façade de leur immeuble.

Cependant concernant la subvention pour l’immeuble sise au 208 place de l’hôtel de ville, je voterais contre au regard de la raison commerciale de cet immeuble.

Si Mr le Maire, Mmes et Mrs les conseiller-e-s  municipaux, ainsi que le public s’arrêtaient un instant pour lire le panneau défilant apposé sur la devanture  du commerce, vous feriez le constat qu’il s’agit d’un bar à hôtesses.  Pour être brève je dirai que ce type d’établissement est à rapprocher des salons de massages, agences d’escorts, clubs échangistes où en général  les femmes sont utilisées  comme « appât » pour les plaisirs des clients masculins et pour les bénéfices d’une industrie dite « de sexe ».

Nous proposons à Mr le Maire et au conseil municipal de nous suivre dans cette démarche et renonçant à l’attribution de cette subvention.

Pour celles et ceux qui sont intéressé-e-s par des infos complémentaires, nous les invitons à aller sur le site internet de la Fondation de Scelles qui lutte contre la traite et l’exploitation sexuelle de la personne humaine.

Merci »

Il est à noter que deux hommes, conseiller de la majorité de M. Saddier se sont abstenus.

La délibération 19 portait sur l’octroi d’une subvention de 1000 euros pour le « Trail du gypaète » (course à pied de 69 km). Nous nous sommes abstenus, considérant que ces épreuves, inaccessible à la plupart de nos concitoyens et déjà largement sponsorisées par les grandes marques d’équipements sportifs , n’avaient pas besoin de nous .

Lors des questions orales, nous avons présenté nos propositions  pour la reconversion de l’actuel site de l’hôpital de Bonneville :

Propositions des élus Bonneville Citoyenne et Solidaire pour la reconversion du site de l’actuel hôpital de Bonneville :

Considérant les besoins de la population, la cohérence avec la requalification du centre-ville et le respect du patrimoine  bonnevillois, nous proposons :

-De ne conserver des actuels bâtiments que la partie ancienne

-De restructurer les étages pour faire des studios ou des chambres pour personnes âgées, urgences sociales…

-De créer en face sud rez-de-chaussée une cafétéria permettant les repas sur place ou les  livraisons dans les étages

-De maintenir un pôle médico-social : maison médicale de garde (ne nécessitant pas un plateau technique complet) , suites chirurgicales

Consultation de gériatrie, relai hospitalisation à domicile ..

-De créer des salles d’activités, de réunion, …

-De maintenir et de restructurer un parc à l’avant du bâtiment (avec jeux d’enfants…)

-De maintenir un parking gratuit, en améliorant la capacité à l’arrière du bâtiment

-De dévier la circulation en créant une nouvelle voie derrière le bâtiment

-De créer une continuité semi-piétonne avec le centre ville.

-De consacrer la partie nord du tènement foncier(environ 6000m²) à la construction de logements ce qui contribuera à l’équilibre financier de l’ensemble.

Écrit par Catherine Goldmann    Mardi, 15 Septembre 2009 07:26   

 

Prostitution : l'envers du décor, rencontre avec Rosen Hicher

Prostitution - Femmes / Women

Rosen Hicher se prostitue depuis plus de vingt ans. Elle a connu les bars à hôtesses, les salons de massage, la rue.... à Paris, en province. Aujourd'hui, elle tient un salon de massage dans une ville de l'Ouest de la France. Nous l'avons rencontrée.
Précisons d'emblée : Rosen Hicher milite pour « une prostitution choisie et non subie », titre de son dernier livre, des positions qui ne sont pas celles de la Fondation Scelles. Pour autant, Rosen Hicher porte un regard aïgu tant sur son expérience personnelle que sur la société qui l'entoure. Elle nous a donc parlé de son vécu de la prostitution et des tendances alarmantes qu'elle observe quotidiennement autour d'elle.

 

 

Invisibilité et violence

Ce que Rosen Hicher constate en premier lieu, c'est le développement d'une prostitution toujours plus cachée. Dans sa région, les salons de détente se multiplient et que sont-ils sinon « des bordels déguisés ». Elle observe également le développement d'une prostitution familiale, celle des filles africaines qui reçoivent les clients chez elles, avec les enfants dans la pièce à côté... Quant à la prostitution de rue contre laquelle Rosen Hicher s'élève fermement (elle donne une « image dégradante de la femme »), elle demeure très présente quoique moins visible.
Cette invisibilité ne fait qu'accroître le danger. La violence, souligne Rosen Hicher, ne cesse d'augmenter depuis quelques années. Elle-même a été agressée plusieurs fois dans son salon de massage par des clients. La dernière fois c'était par une bande de jeunes qui voulaient organiser « une tournante ». Ce sont des violences verbales ou sexuelles, des agressions physiques. C'est aussi la violence, quotidienne, de l'irrespect : « les clients, ils posent des questions (intimes); il y en a deux par an qui s'excusent ».
Le client, Rosen Hicher l'appelle souvent le «prédateur », un terme qui dit assez toute la violence qu'il peut porter. « C'est le VRP, il sait qu'il passe et qu'il peut faire n'importe quoi ». La violence est pour lui presque autorisée : un de ses clients / agresseurs est même revenu la voir quelque temps plus tard.

 

Une banalisation dangereuse

Une violence qui ne peut que s'accentuer car les filles, avec le développement d'internet, sont souvent prêtes à accepter « n'importe quoi ».
L'apparition de sites de rencontre ou de sites d'annonces gratuites qui proposent en vrac immobilier, automobiles et rencontres « sans lendemain » ont en effet beaucoup changé les choses. Des « professionnelles » mettent des annonces sur ces pages : à partir du moment où il n'y a pas d'indication de tarifs, c'est autorisé. Mais sur ces sites, il y a aussi des femmes qui, par solitude, par précarité, ramènent ponctuellement des hommes, attendent d'eux des cadeaux... Où est la limite ? Le glissement dans une prostitution qui ne dit pas son nom se fait très vite.
Cette évolution est d'autant plus facile que la prostitution est banalisée. Partout, la femme est utilisée comme « appât » : les bars, les clubs échangistes, les agences matrimoniales, où souvent les femmes ne paient pas. N'est-ce pas une forme de prostitution larvée ?

 

Risques de prostitution pour les jeunes

Pour Rosen Hicher, le véritable danger d'une telle banalisation, c'est de voir les jeunes basculer. L'actualité de l'été a montré à quel point des jeunes filles en situation de fugues pouvaient être une proie vulnérable pour des proxénètes ou des réseaux.
Au-delà de ces faits divers, des jeunes, souvent des collégiens, tombent dans des pratiques à risque. Rosen Hicher évoque le cas de jeunes filles de 4e qui « tournent » et le racontent aux copines parce qu'elle trouvent ça « normal ». Plus grave encore, certains de ses clients lui ont dit avoir eu des relations tarifées avec des jeunes adolescentes.
Il est urgent d'agir auprès des jeunes, dès le collège (« Après c'est déjà trop tard »). C'est là une des premières préoccupations de Rosen Hicher, et nous la rejoignons sur ce point, : il faut mener des actions de sensibilisation. pour que les jeunes soient armés face à cette dangereuse banalisation.

 

 

"Rosen... - Une prostituée témoigne", Rosen Hicher. Ed : Jean-Michel Bordessoules, 2009

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