Le premier point important concernait l’affaire « Paris Savoie » :
M. Saddier a dénoncé le comportement des entreprises et le manque de discernement du conseil municipal de l’époque dirigé par M Meylan (et auquel participaient plusieurs membres de l’actuelle majorité !) qui aura abouti, après une procédure débutée en 1989, à la condamnation de la commune. Celle ci devra payer un total d’environ 2 millions d’euros.
Notons que l’opposition de l’époque avait déjà dénoncé les cadeaux faramineux faits aux entreprises, pour en fin de compte peu de garanties pour la commune.
Une délibération demandait l’inscription de 650.000 euros au budget de la commune pour 2010.
L’opposition s’est abstenue sur cette délibération.
Deux délibérations portaient sur des dénominations de voies :
-pour l’une le nom proposé était François Curt (Musicien qui a beaucoup œuvré pour les harmonies dans la vallée) . Nous avons approuvé ce choix,tout en souhaitant qu’on donne aussi, à l’avenir des noms de femmes à nos rues.
-pour l’autre, le nom proposé était « avenue des Combattants d’Afrique du nord « .
Nous avons voté contre, indiquant que nous aurions préféré voir honorée la mémoire d’Amédé Guy, député qui a eu le courage en 1940 de refuser les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et qui dut en subir les conséquences. Amédé Guy repose au cimetière de Bonneville.
Il est à noter à propos de cette délibération le peu de cas que fait M.Saddier des votes du conseil municipal : un dépliant, distribué avant le conseil appelait déjà à l’inauguration de « l’avenue des Combattants d’Afrique du nord » !
Une délibération portait sur une aide au ravalement du 208 place de l’Hôtel de ville.
A ce propos,
Mme Adou a lu la déclaration suivante :
« Nous approuvons et nous trouvons bonne la volonté de la municipalité de Bonneville à développer des aides sous forme de subvention aux propriétaires qui font le ravalement de la façade de leur immeuble.
Cependant concernant la subvention pour l’immeuble sise au 208 place de l’hôtel de ville, je voterais contre au regard de la raison commerciale de cet immeuble.
Si Mr le Maire, Mmes et Mrs les conseiller-e-s municipaux, ainsi que le public s’arrêtaient un instant pour lire le panneau défilant apposé sur la devanture du commerce, vous feriez le constat qu’il s’agit d’un bar à hôtesses. Pour être brève je dirai que ce type d’établissement est à rapprocher des salons de massages, agences d’escorts, clubs échangistes où en général les femmes sont utilisées comme « appât » pour les plaisirs des clients masculins et pour les bénéfices d’une industrie dite « de sexe ».
Nous proposons à Mr le Maire et au conseil municipal de nous suivre dans cette démarche et renonçant à l’attribution de cette subvention.
Pour celles et ceux qui sont intéressé-e-s par des infos complémentaires, nous les invitons à aller sur le site internet de la Fondation de Scelles qui lutte contre la traite et l’exploitation sexuelle de la personne humaine.
Merci »
Il est à noter que deux hommes, conseiller de la majorité de M. Saddier se sont abstenus.
La délibération 19 portait sur l’octroi d’une subvention de 1000 euros pour le « Trail du gypaète » (course à pied de 69 km). Nous nous sommes abstenus, considérant que ces épreuves, inaccessible à la plupart de nos concitoyens et déjà largement sponsorisées par les grandes marques d’équipements sportifs , n’avaient pas besoin de nous .
Lors des questions orales, nous avons présenté nos propositions pour la reconversion de l’actuel site de l’hôpital de Bonneville :
Propositions des élus Bonneville Citoyenne et Solidaire pour la reconversion du site de l’actuel hôpital de Bonneville :
Considérant les besoins de la population, la cohérence avec la requalification du centre-ville et le respect du patrimoine bonnevillois, nous proposons :
-De ne conserver des actuels bâtiments que la partie ancienne
-De restructurer les étages pour faire des studios ou des chambres pour personnes âgées, urgences sociales…
-De créer en face sud rez-de-chaussée une cafétéria permettant les repas sur place ou les livraisons dans les étages
-De maintenir un pôle médico-social : maison médicale de garde (ne nécessitant pas un plateau technique complet) , suites chirurgicales
Consultation de gériatrie, relai hospitalisation à domicile ..
-De créer des salles d’activités, de réunion, …
-De maintenir et de restructurer un parc à l’avant du bâtiment (avec jeux d’enfants…)
-De maintenir un parking gratuit, en améliorant la capacité à l’arrière du bâtiment
-De dévier la circulation en créant une nouvelle voie derrière le bâtiment
-De créer une continuité semi-piétonne avec le centre ville.
-De consacrer la partie nord du tènement foncier(environ 6000m²) à la construction de logements ce qui contribuera à l’équilibre financier de l’ensemble.
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| Prostitution : l'envers du décor, rencontre avec Rosen Hicher |
| Prostitution - Femmes / Women | |||
Invisibilité et violence Ce que Rosen Hicher constate en premier lieu, c'est le développement d'une prostitution toujours plus cachée. Dans sa région, les salons de détente se multiplient et que sont-ils sinon « des bordels déguisés ». Elle observe également le développement d'une prostitution familiale, celle des filles africaines qui reçoivent les clients chez elles, avec les enfants dans la pièce à côté... Quant à la prostitution de rue contre laquelle Rosen Hicher s'élève fermement (elle donne une « image dégradante de la femme »), elle demeure très présente quoique moins visible.
Une banalisation dangereuse Une violence qui ne peut que s'accentuer car les filles, avec le développement d'internet, sont souvent prêtes à accepter « n'importe quoi ».
Risques de prostitution pour les jeunes Pour Rosen Hicher, le véritable danger d'une telle banalisation, c'est de voir les jeunes basculer. L'actualité de l'été a montré à quel point des jeunes filles en situation de fugues pouvaient être une proie vulnérable pour des proxénètes ou des réseaux.
"Rosen... - Une prostituée témoigne", Rosen Hicher. Ed : Jean-Michel Bordessoules, 2009 |